Pérou

L’âge d’instruction obligatoire est de 6 à 16 ans.
Dans la loi péruvienne, il est dit que les parents ont l’obligation d’assurer à leur enfant instruction et sécurité (Article 6).
Ils ont le choix en ce qui concerne l’éducation de leur enfant, le choix dans l’institution qui va assurer cette charge (Loi n° 28044 du 29 juillet 2003), cependant, l’instruction en famille n’est mentionnée nulle part dans la loi. Certains interpréteront ce vide comme une autorisation à instruire en famille. De fait, il existe peu de familles qui ont choisi ce mode d’instruction.

Cependant, cette façon d’instruire ne donne pas accès aux diplômes et certifications péruviennes. Il y a cependant la possibilité de passer par des écoles alternatives ou des cours du soir, comme le CEBA, Centro de Educación Básica Alternativa, pour passer ces dernières.
En 2014, l’union des écoles adventistes (l’adventisme est un mouvement chrétien originaire des États-Unis) de Lima a reçu une autorisation des autorités de donner des certifications à des enfants instruits en famille.

Sur le site Homeschool en Perù, vous pourrez trouver des informations pratiques sur l’instruction en famille, ainsi qu’une liste d’écoles pouvant délivrer les certificats d’études.

Koweït

On ne trouve pas de mention de l’IEF dans la loi éducative du Koweït. L’article 40 de la constitution de 1942 parle d’éducation obligatoire entre 6 et 14 ans.

La loi de 1965 parle d’un devoir de l’Etat de prodiguer tout ce qui est nécessaire à cette éducation gratuitement (Art. 1).

Il est difficile de se faire une idée de l’activité de familles instruisant en famille dans ce pays. Il y a une association, Kowait Homeschool Ligue, mais elle n’est plus active depuis 2014.

Source : UNESCO-IBE.

Kosovo

L’instruction obligatoire couvre les âges de 6 à 15 ans.

La loi reste assez floue. Elle autorise de ne pas scolariser les enfants dans le système public. L’instruction en famille n’est pas nommée. Il est sous-entendu qu’elle puisse être une option d’instruction. La loi de 2011 stipule que si un enfant ne semble pas être instruit (quelque soit le mode d’instruction choisi) en suivant les standards du curriculum alors les parents peuvent être obligés de satisfaire les autorités locales. On peut donc comprendre par cette formulation, que oui, on peut instruire en famille mais que cela est soumis à un contrôle et à un respect des programmes scolaires.

Plus loin dans la loi, on peut trouver un passage disant que si les parents prouvent que l’enfant est instruit, que ce soit par une école privée ou autre (et c’est ce terme autre qui sous-entend que l’IEF est possible), il faut quand même que les autorités locales approuvent l’option choisie.

Ainsi, si vous choisissez d’instruire en famille, il faudra en référer aux autorités de votre lieu de résidence.

Cameroun

Il est important de noter que le Cameroun est séparé en deux systèmes éducatifs : le modèle français à l’est et le modèle britannique à l’ouest.

La loi sur l’éducation date de 1998. Dans cette loi, il y est dit que l’enseignement est obligatoire et que “L’État assure à l’enfant le droit à l’éducation”. (Article 6).
De ce fait, on pourrait penser que l’Instruction en Famille y est donc interdite.

Cependant, si on regarde l’article 23, on peut y lire : “(1) L’enseignement est dispensé dans les établissements scolaires ci-après : les écoles maternelles; les écoles primaires; les collèges et les lycées d’enseignement général; les collèges et les lycées d’enseignement technique ou professionnel; les écoles post-primaires; les écoles normales d’instituteurs de l’enseignement général et technique.(2) Il peut également être assuré par un système d’enseignement à distance.”

Cette dernière phrase est intéressante, car elle peut signifier que l’IEF est autorisée sous condition de prendre des cours par correspondance.

Cependant, malgré la loi, tous les enfants du Cameroun ne sont pas scolarisés. En 2011, seuls 64% des enfants étaient scolarisés (source UNDP). Aller à l’école coûte très cher (même s’il ne faut payer que l’uniforme et les livres), ce qui fait que la plupart des familles n’ont pas les moyens. Les filles sont largement moins scolarisées que les garçons.

De ce fait, malgré la loi, l’Instruction en Famille peut être pratiquée de manière libre sans inquiétude.

La loi est consultable sur le site de l’UNESCO.

Japon


La loi concernant l’instruction en famille est très vague.
La société japonaise étant très centrée sur la communauté, les familles voulant faire l’ief sont très isolées.
L’instruction obligatoire concerne les enfants de 7 à 14 ans. Le lycée n’est pas obligatoire.
Il semblerait aussi que ce soit plutôt plébiscité par les familles chrétiennes.
Toutefois, on estime que les élèves en IEF seraient entre 1000 et 5000 sur le territoire japonais.

Inde


Il semblerait que la loi dise que l’école est obligatoire depuis le 1er avril 2010. Mais ce n’est pas clair. Car l’école est gérée au niveau national mais aussi régional. Cependant, les instruits en famille sont gérés par l’état.
Aussi, le ministre de l’éducation indien a déclaré en septembre 2010 que si les familles veulent instruire à la maison, personne n’interférerait, car il considère que c’est de la gestion à petite échelle, ce qui n’est pas du ressort de l’état. L’obligation d’instruction est pour l’état, non les parents.
Les familles continuent cependant à se battre pour que le statut de l’instruction en famille soit véritable et qu’il y ait une clarification de la loi.
Il y aurait entre 500 et 1000 enfants concernés.

Malte


L’ief est un mouvement récent. Les familles maltaises s’y intéressent de plus en plus et certaines aimeraient que l’instruction en famille apparaisse clairement dans la loi.
Dans la constitution de Malte, il est écrit que l’instruction est obligatoire (paragraphe 10). La loi sur l’éducation de 1991, précise au paragraphe 6 que les parents ont le droit de choisir tout ce qui concerne l’éducation de leur enfant.
Les modalités exactes ne sont pas précisées par la loi.

Guatemala


La loi ne parle pas clairement de l’IEF, mais il est possible d’instruire à domicile par le biais du Colegio Hebron. Cela permet de recevoir une reconnaissance de l’état et de passer les diplômes reconnus par l’état du Guatemala. Les autres diplômes ou équivalents uniquement proposés par les parents ne sont pas reconnus.
Le Colegio Hebron travaille à une reconnaissance plus grande de l’IEF.