Lettonie

Dans la constitution lettonne, il est écrit que : “l’éducation de base est obligatoire.” (Art. 8, § 112) Elle commence à l’âge de 5 ans avec l’âge pré-scolaire.

Cependant, dans la loi de l’éducation de 2004, corrigée en 2018, à l’article 8, l’instruction en famille est donnée comme forme d’instruction autorisée.

Pour les enfants âgés de 5 ans, qui commencent le cycle préscolaire, les parents suivent des conseils et une assistance méthodologique prodigués par une institution qui doit être reconnue par les autorités. Les parents délivrent eux-mêmes l’enseignement, mais ne sont pas obligés de suivre un programme particulier, celui-ci dépend de l’institution à laquelle les parents font référence pour l’instruction.

Pour les enfants âgés de 7 ans et plus, la loi indique que l’enseignement doit être dispensé par des cours à distance qui respectent les critères du ministère de l’Education Nationale. Le curriculum est évalué par des examens. L’enfant doit être inscrit dans une école de référence (privée ou publique) et devra cependant s’y rendre quelques fois par an . Les écoles qui acceptent ce rôle sont cependant peu nombreuses.

Les parents ont donc le devoir d’apporter tout ce qui permet l’instruction de leurs enfants. Ils doivent coopérer avec les institutions et les éducateurs.

On dénombre environ une centaine de familles instruisant en famille en Lettonie.

Liste des ressources lettonnes.

Kosovo

L’instruction obligatoire couvre les âges de 6 à 15 ans.

La loi reste assez floue. Elle autorise de ne pas scolariser les enfants dans le système public. L’instruction en famille n’est pas nommée. Il est sous-entendu qu’elle puisse être une option d’instruction. La loi de 2011 stipule que si un enfant ne semble pas être instruit (quelque soit le mode d’instruction choisi) en suivant les standards du curriculum alors les parents peuvent être obligés de satisfaire les autorités locales. On peut donc comprendre par cette formulation, que oui, on peut instruire en famille mais que cela est soumis à un contrôle et à un respect des programmes scolaires.

Plus loin dans la loi, on peut trouver un passage disant que si les parents prouvent que l’enfant est instruit, que ce soit par une école privée ou autre (et c’est ce terme autre qui sous-entend que l’IEF est possible), il faut quand même que les autorités locales approuvent l’option choisie.

Ainsi, si vous choisissez d’instruire en famille, il faudra en référer aux autorités de votre lieu de résidence.

Islande


L’instruction en famille est très réglementée et les règles ont été durcies en 2009. Désormais, l’un des parents doit posséder un permis d’enseigner pour instruire ses enfants.
Il faut inscrire son enfant sur un registre et fournir un plan détaillé des enseignements faits à la maison et de la progression envisagée afin que l’enfant atteigne les objectifs en regard du programme officiel, la liste des activités sociales de l’enfant, la liste des ressources mises à disposition pour favoriser les apprentissages.
L’autorisation est soumise à la décision d’un bureau d’experts après enquête.
Si l’ief est autorisée, l’enfant doit être inscrit dans une école de référence. Il devra passer un examen d’islandais et de mathématiques en quatrième, septième et dixième année, avec pour cette dernière, un examen en anglais. Il devra aussi avoir possibilité de participer aux activités de loisirs scolaires et aux sorties au même titre que les élèves de l’école où il est inscrit.
Il a toutefois le droit d’avoir accès au matériel scolaire gratuitement, matériel qu’il rendra à la fin de l’année scolaire.
Un compte rendu des activités et acquisitions sera demandé en janvier et juin de chaque année.

Hongrie

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L’instruction en famille est balbutiante, controversée. On estime que les débuts se situent en 2000. Il est possible de faire l’école à la maison mais il faut respecter les programmes officiels et se soumettre à deux contrôles par an.  L’enfant a alors un statut d’étudiant privé rattaché à une école publique ou privée.
Toutefois, cela est difficile cart nombre d’écoles n’aiment pas l’instruction en famille. Cela s’explique par le fonctionnement des écoles hongroises dont le budget est alloué en fonction du nombre d’élèves. Comme les écoles doivent aussi organiser les sessions d’examens, elles n’apprécient pas de devoir le faire sans budget prévu pour. Le directeur de l’école est celui qui donnera la décision finale. C’est un parcours du combattant pour la plupart des familles que d’obtenir l’autorisation.
La majorité des familles pratiquant l’IEF en Hongrie ont un enfant présentant des besoins particuliers. Les directeurs ont plus de facilité à donner l’autorisation de faire l’école à la maison, car cela leur épargne une prise en charge de ces élèves. dans les écoles.
 
Un lien très intéressant sur l’instruction en famille en Hongrie (anglais).

Malte


L’ief est un mouvement récent. Les familles maltaises s’y intéressent de plus en plus et certaines aimeraient que l’instruction en famille apparaisse clairement dans la loi.
Dans la constitution de Malte, il est écrit que l’instruction est obligatoire (paragraphe 10). La loi sur l’éducation de 1991, précise au paragraphe 6 que les parents ont le droit de choisir tout ce qui concerne l’éducation de leur enfant.
Les modalités exactes ne sont pas précisées par la loi.

Pologne


L’IEF est légale en Pologne.
Il faut cependant en demander l’autorisation à une école de son secteur.
L’article 37 de la loi sur l’éducation donne les modalités concernant la pratique de l’ief.
Il est cependant conseillé de se renseigner auprès des associations locales car toutes les écoles ne sont pas favorables à l’instruction en famille et il peut arriver qu’il n’y en ait pas du tout dans certains secteurs.